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 Extraits

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Sandy

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MessageSujet: Extraits   Mer 4 Nov 2009 - 20:55

Un léger talent pour l'esquisse et le pastel m'incitera à traduire de façon maladroite les hôtes incongrus de mes pensées nocturnes. La sombre démarche qui m'avait conduit à l'art fit que je m'intéressai aussi à la composition musicale. [...] Ma vie intérieure devint une fête macabre, pleine d'horreurs affreuses qui engendraient en moi des espoirs toujours déçus.
Au dehors, mon existence, en comparaison, se déroulait de façon assez monotone. Plus le temps passait et plus j'inclinais à mener la vie d'un reclus sans grandes ressources; une existence tranquille, faite de philosophie, au centre d'un univers de livres et de rêves.
Il faut bien qu'un homme vive de quelque chose. Etant donné ma constitution et ma tournure d'esprit, j'étais, par nature, incapable de fournir le moindre travail manuel et je demeurais tout d'abord indécis quant au choix de la vocation qui me conviendrait. La crise économique me compliquait les choses à un point presque intolérable et, pendant quelque temps, je fus près de connaitre un désastre financier total. C'est alors que je décidai d'écrire blablabla blablabla



Il est mort en 1994, j'étais près à croire en la réincarnation lol!
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Wilwarin
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MessageSujet: Re: Extraits   Mer 4 Nov 2009 - 21:14

C'est qui ?
T'as plus qu'à te mettre à l'écriture Big Smile

"Ah ! puisse notre sort, tel qu'il est, durant autant que notre vie ! L'esprit s'orne, la raison s'éclaire, l'âme se fortifie, le coeur jouit : que manque-t-il à notre bonheur ?"
Du cul !
Je kiff la Nouvelle Héloise

Edit : en plus ça m'a tout l'air d'une cassdédi Cam !
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Sandy

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MessageSujet: Re: Extraits   Mer 4 Nov 2009 - 21:21

Heloise c'est mon avatar, il y a décidément beaucoup de coïncidences ce soir.
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Sandy

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MessageSujet: Re: Extraits   Lun 16 Nov 2009 - 0:34

Un passage de Ubbo-Sathla:

Citation :
Enfin, après des éons immémoriaux vécus sous forme de bêtes brutes, elle devint l'un de ces hommes-serpents à jamais disparus qui érigèrent des cités de gneiss noir et menèrent leurs guerres venimeuses sur le premier continent du monde. Elle progressa en ondulant le long de rues préhumaines, en d'étranges souterrains tortueux ; elle contempla les premières étoiles du haut de grandes tours ambitieuses comme celle de Babel ; elle s'inclina en sifflant des litanies devant de grandes idoles-serpents. Elle retourna aux ans et aux âges de l'ère ophidienne et ne fut plus qu'un être rampant dans la vase, qui n'avait encore appris ni à penser, ni à rêver, ni à construire.

Je me demandais si ça provenait d'une quelconque mythologie ou si Clark Ashton Smith avait tout inventé de A à Z.C'est pas facile de trouver des infos ou des sources.
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Wilwarin
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MessageSujet: Re: Extraits   Sam 12 Déc 2009 - 23:24

"Dans la pièce l'obscurité est tombée ; son âme est vide et triste ; tout un royaume de rêveries s'est écroulé autour de lui, écroulé sans traces, sans bruit ni fracas, a passé comme un songe, et lui ne se souvient pas qu'il a eu ces rêveries. Mais une espèce d'obscure sensation, qui endolorit et émeut légèrement sa poitrine, une espèce de désir nouveau séduit, chatouille et irrite son imagination et suscite furtivement tout un essaim de nouveaux fantômes. Dans la chambre exiguë règne le silence ; la solitude et la paresse flattent l'imagination ; elle s'enflamme légèrement, légèrement arrive à ébullition, comme l'eau dans la cafetière de la vieille Matriona qui imperturbable s'occupe à côté, dans la cuisine, à préparer son café de ménagère. La voilà qui déjà s'échappe en légères fusées, et le livre pris sans but, au hasard, tombe des mains de notre rêveur, qui n'est pas arrivé à la troisième page. Son imagination est de nouveau remontée, excitée, et soudain derechef un nouvel univers, une nouvelle vie enchanteresse a lui à ses yeux dans sa brillante perspective. Nouveau songe : nouveau bonheur ! Nouvelle prise d'un poison délicieux, raffiné ! Oh ! Que lui fait notre vie réelle ? A son regard séduit vous et moi, Nastenka, nous vivons d'une vie si paresseuse, si lente, si lâche ; à son regard, nous sommes tous si mécontents de notre sort, si las de notre existence ! Et en vérité, considérez en effet comme à première vue tout entre nous est froid, revêche, comme hostile... "Les pauvres gens !" pense mon rêveur. Rien d'étonnant à ce qu'il le pense ! Regardez ces fantômes féériques qui se forment devant lui, enchanteurs, capricieux, largement et sans bornes, en un tableau animé fantastique où se trouve au premier plan, naturellement, première figure, notre rêveur lui même, en sa précieuse personne. Regardez : quelles aventures variées, quel essaim infini de rêves exaltés ! Vous demanderez peut-être à quoi il rêve ? A quoi bon le demander ?"

"Je suis un homme malade... je suis un homme méchant. Je suis un homme déplaisant. Je crois que j'ai une maladie de foie. D'ailleurs, je ne comprends absolument rien à ma maladie et ne sais même pas au juste où j'ai mal.
Je ne me soigne pas et ne me suis jamais soigné. Si je ne me soigne pas, c'est pure méchanceté de ma part. Je sais très bien que ce ne sont pas les médecins que j'embête en refusant de me faire soigner. Je ne fais tort qu'à moi-même ; je le comprends mieux que quiconque. Et pourtant, c'est bien par méchanceté que je ne me soigne pas. J'ai mal au foie ! Tant mieux !" (version raccourcie)

Ah mais ce mec...
(et encore c'est une traduction. parfois j'ai l'impression que c'est traduit un peu comme quand on fait une version de grec, les mêmes feintes, les mêmes trucs à rendre inrendables de façon aussi jolie, etc. faut que j'apprenne le russe)
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Nana.
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MessageSujet: Re: Extraits   Ven 8 Jan 2010 - 21:05

"Aujourd'hui la seule consolation que je puisse trouver à mes fautes est de me bercer de l'illusion qu'un force supérieur m'a ravie à moi-même et à la raison. Je ne puis par aucune parole peindre, d'une manière qui approche de la réalité, jusqu'à quel point, seulement à l'apercevoir, allèrent le désordre et le bouleversement de tout mon être. Je rougis de penser avec quelle rapidité et quelle violence j'étais entrainé vers lui. Si sa première parole , quand enfin il me parla, eut été :"M'adorez-vous ?" en vérité je n'aurais pas eu la force de ne pas lui répondre :"Oui." . J'étais loin de penser que les effets d'un sentiment pussent être à la fois si subit et si peu prévus. Ce fut au point qu'un instant je crue être empoisonnée."

_________________
Zen10 a écrit:
Et Anne non plus. Elle n'est qu'un panda choupy et terriblement sexy en mode "dame nature"! Terriblement sexy tout court, d'ailleurs.


NeroptiK a écrit:

Mais comme je ne suis pas votre Chevalier pour rien, je vous protège contre toutes ces méchantes personnes! I love you

http://histoire-sans-parole.skyblog.com

"La plus subtile folie se fait de la plus subtile sagesse."
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Sandy

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MessageSujet: Re: Extraits   Sam 23 Jan 2010 - 2:18

It was several years earlier. We had been dreaming. It was the effect of
the dim life in a dirty school building, beautiful young girls, and boys
laughing despite the gloom. I, and everyone else, had been dreaming. In
the midst of that surreal time, we all had been dreaming of a wonderful
future.
Those were the days when we were always in the club offices after
school, spending the slow time with the upperclassmen. We nervously
smoked cigarettes behind a shabby, old prefab hut that looked as though
an earthquake would flatten it instantaneously. We didn't have parttime
jobs, we didn't throw ourselves into our clubs, we had bad grades,
and we had no motivation at all. Even though I was a high school
student headed absolutely nowhere, I was always smiling.
On one day, something happened: In our club office, where trash
and assorted scraps littered the floor, the cute upperclassman and I had
been spacing out. "Satou, what're you going to do in the future?" she
asked.
"First, I'll attend some college. . . I don't really know what I'll do, but
I should be able to find something I like while I'm there."
"Hm. . . "
She looked away. Suddenly, she murmured, "Remember your recent
plan to rescue that kid being bullied? It was so stupid, but you looked
kind of cool. You'll be fine, Satou. You'll definitely be fine."
I was embarrassed.
Time passed. She graduated. Later, in the same club office,
Yamazaki and I sat there. I glared at my math book. Yamazaki said,
"Satou, you'll graduate this year."
"That's right, so you'll be the president from now on. Work hard."
"It'll be lonely. Everyone's getting older."
"Don't say that kind of stuff while you're young. Want a smoke?"
Taking a cigarette out of my pocket, I offered it to Yamazaki, who took
it.
Cautiously, he lit it. He launched into a magnificent fit of coughing.
Eyes watering, he said, "I hope it goes well."
"What goes well?"
"All kinds of things. I hope that I can continue this kind of happy
daily life. You should work hard, too, Satou, and so will I. I'll leave with
high spirits, and everything will be okay, somehow."
Yamazaki was filled with both hope and anxiety. In that shabby club
office, filled with the light of the setting sun, we laughed as though we
were dreaming.
Then, I went on to college—but I dropped out. Frightened of my
futureless life, scared by my foolish anxieties, unable to see ahead and
aiming nowhere, I continued ceaselessly living my ridiculously idiotic
life. I was beset on all sides by invisible worries.
So, I shut myself in and slept. I slept until sleep exhausted me.
Spring passed, summer ended, fall came, and then winter arrived. Then,
it turned into another gentle spring.
My forward progress to the future had stopped, and I was at my
wit's end. The cool night breeze felt good, and I continued to sleep.
And then, one day, we met again. Yamazaki and I had met again.
He'd been a weak, bullied boy, but Yamazaki was still a pretty good guy.
All this time, we'd been inhaling the same city air.
Although neither of us could see anything concrete in our futures,
we still were looking forward.
Even now, I could remember it clearly—us in the club office that I
missed so much, the setting sun shining through the narrow windows
during our innocent conversations. "What's going to happen to us?"
"Whatever happens will happen."
"I guess so."
That pleasant, gentle time after school.
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Yann=D

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MessageSujet: Re: Extraits   Mar 26 Jan 2010 - 3:22

"A la machine, le jeune homme dit
Je cherche une route que nul ne connaisse
Un endroit vide, créé pour moi seul
Car je ne peux plus porter ce que j'ai été
Le fracas, les flammes, les cheveux parfumés des femmes
Il me faut une étoile
Pour laver mon ombre et la jeter au loin"

[...]

"Au vieillard, la machine répondit
Toutes les routes sont connues
Toutes les mers sont des leurres
Le fracas,les flammes, les cheveux parfumés des femmes
Sont ce que l'on emporte en premier
A quoi bon tirer sur tes chaînes ? ll n'existe
Aucune étoile aussi lointaine."


En écrivant ce magnifique poème, j'ai des frissons.

Ce livre est si beau...
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